Ce mercredi 10 septembre 2025, Conakry a été le théâtre du lancement officiel du Concours national de la photographie, une initiative novatrice portée par l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie de Guinée (ONACIG), sous la supervision du Ministère de la Culture et de l’Artisanat. Ce concours, doté du Prix Spécial du Président de la République, s’inscrit dans le cadre des célébrations du 67e anniversaire de l’indépendance du pays.
L’événement vise à mettre en lumière le talent des photographes guinéens, à encourager la créativité artistique et à faire de la photographie un outil puissant d’expression culturelle au service de l’image d’une Guinée en pleine transformation. Soixante-sept clichés seront sélectionnés pour illustrer les 67 années d’histoire nationale, avec pour ambition de créer un réseau d’expositions à l’échelle nationale et internationale, tout en favorisant la professionnalisation du secteur.
Les thèmes proposés embrassent la diversité du quotidien guinéen : portraits, scènes de vie familiale et sociale, reportages sur la santé, l’éducation, l’environnement, mémoire historique, photographie artistique et représentations économiques et culturelles. Deux axes spécifiques enrichissent cette édition : l’identité du peuple Badiaranké de Koundara et le projet SIMANDOU 2040, centré sur le développement durable.
Le concours est ouvert à tous les photographes guinéens, qu’ils soient amateurs, semi-professionnels ou professionnels, résidant en Guinée ou dans la diaspora. Chaque candidat peut soumettre jusqu’à cinq œuvres originales, réalisées au cours des douze derniers mois, dans des formats numériques conformes aux exigences techniques.
Les candidatures seront reçues du 10 au 20 septembre, suivies d’une présélection technique les 21 et 22 septembre, puis d’un jury final le 23 septembre. Les œuvres retenues seront exposées le 1er octobre au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) à Conakry.
Les récompenses sont à la hauteur de l’ambition du concours. Le grand gagnant recevra 100 millions de francs guinéens, un appareil photo professionnel et un voyage au Maroc. Les autres lauréats bénéficieront de dotations allant de cinq à deux millions de francs guinéens, accompagnées d’équipements numériques.
Au cours de la cérémonie de lancement, Amara Traoré, directeur général de l’ONACIG, a insisté sur la portée symbolique de ce concours, qu’il considère comme un acte de mémoire et de reconnaissance. Il a encouragé les photographes à s’engager pleinement dans cette initiative, affirmant que participer, c’est affirmer son identité guinéenne et contribuer à la préservation du patrimoine visuel du pays.
Lamine Sylla, président de l’Union des Photographes de Guinée, a salué cette initiative comme un moment historique pour la profession. Il a exprimé sa joie face à la mobilisation des photographes et souligné que ce concours dépasse la valeur financière annoncée, en redonnant souffle et dignité à la photographie guinéenne.
Malick Kébé, directeur général du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC), a réaffirmé l’engagement du ministère à faire de la culture un pilier de la souveraineté nationale. Selon lui, ce concours offre aux photographes une tribune pour raconter l’histoire du pays, éclairer son présent et inspirer son avenir.À travers cette initiative, la photographie devient un outil de transmission, un témoignage vivant de l’identité guinéenne, de ses luttes et de ses aspirations. Le Concours national de la photographie s’impose ainsi comme une étape décisive dans la valorisation des arts visuels en Guinée, en plaçant la culture et la création au cœur du projet national.
Amadou Mouctar Diallo










































