Un espace hôtelier de la place a servi de cadre pour le groupe de plaidoyer de Koukoutamba composé d’acteurs de la société civile guinéenne, mais aussi les riverains dudit cours d’eaux et les victimes du barrage Souapitti. L’objectif est de pouvoir fédérer les efforts pour un plaidoyer qui rentre dans le cadre de la préservation de l’écosystème qui longe le fleuve de Koukoutamba situé dans la région administrative de la Moyenne Guinée dans préfecture de Tougué.
À cet effet, l’atelier a été entamé par une projection sur la construction d’un barrage dans les années 60 en République du Ghana. « En dépit que la construction de ce barrage faite, il y a plus de 50 ans, j’ai l’impression revivre ce dont nous avons subi pour la construction du barrage de Souapiti chez nous en Guinée. On nous avait été promis de tout, mais finalement nous avons été abandonnés à nous-mêmes, rien a été respecté et par le gouvernement et la société… », a déclaré Sylla de l’Association des victimes de barrage de Souapiti.
« L’idée c’est améliorer le niveau d’information des participants sur les barrages hydroélectriques en général et sur les impacts environnementaux et sociaux, d’apprendre les leçons des enjeux liés à la politique énergétique de certains pays en Afrique et dans le monde », a fait remarquer pour sa part, le responsable du programme gouvernance de CECIDE, Ibrahima Kalil Bamba.
La fin des travaux a été couronnée notamment par l’intervention du partenaire financier: International rivers.
« L’électricité est très spécifique en Guinée, contrairement dans certains pays de la sous-region, en Guinée il y a plein d’eau. Il faut s’assurer que le gouvernement va toujours prioriser la construction de barrage pour l’énergie. Et donc il faut bien se préparer, parce que vous avez Kaléta ce n’est pas une retenue très grande comme celui de Souapiti, si vous ne vous préparez pas vous aurez des situations comme Souapiti, où les droits de l’homme ne va pas être respecté. Donc il ne faut faire de telle sorte que les droits de l’homme soient préservés. Il faut bien se préparer pour les prochains barrages », a indiqué le Co-directeur exécutif de l’International rivers, Josh Kleine.
L’expert de poursuivre qu’il était en Guinée, il y a 5 ans, et en ce moment dit-il c’était le dossier de la construction du barrage de Foumi qui était sur la table du gouvernement d’alors: « après celui de Koukoutamba, ça change, mais c’est à vous société civile de bien se préparer pour éviter que la population et biodiversité soient victimes. »
« Mais c’est vraiment vous les Guinéens de suivre ce type de travail, parce qu’on sait qu’avec le potentiel hydroélectrique en Guinée ça va continuer, même si Koukoutamba dans 5 à 10 ans ce n’est pas fait, bien sûr il y aura des projets qui seront proposés. Il faut se préparer juste pour s’assurer que les droits de l’homme soient respectés », a conclu Josh Kleine.
De son côté le directeur exécutif de CECIDE, Aboubacar Diallo de faire remarquer que cette rencontre à répondu aux attentes qui consistait à renforcer les capacités du Groupe de travail sur le plaidoyer de Koukoutamba: « Des informations ont été partagées, j’espère qu’elles ont enrichi le bagage intellectuel de chacun de nous », a déclaré le directeur exécuté de CECIDE.
Puis de promettre aux participants qu’il allait leur partager le Rapport d’avis sur le plan d’action de réinstallation et de l’étude d’impact environnementale et sociale sur l’étude de Koukoutamba produit par la Commission Néerlandaise d’évaluation environnementale, (CNEE)
Le rapport que la CNEE a produit Commission Néerlandaise d’évaluation environnementale: « c’est cette commission que l’Etat guinéen a confié l’étude et quand elle a présenté à l’Agence guinéenne d’évaluation environnementale, (AGEE) le Rapport de l’étude d’impact environnementale et sociale. J’étais là, parce que j’étais membre, j’ai démissionné parce que je n’étais pas content de la manière de faire », a précisé Aboubacar Diallo.
Sur la même lancée de laisser entendre que les environnementalistes néerlandais avaient aussi fait un rapport succinct sur l’avis des gens. « Je vous invite à lire, vous comprendrez c’est quoi le projet Koukoutamba sur notamment l’aspect socio-économique, vous aurez des larmes aux yeux », a-t-il fait savoir.
Revenant l’étude d’impact environnementale et sociale, il a souligné que la Commission néerlandaise d’évaluation environnementale et sociale a constaté des lacunes quant à la prise en compte de projet sur les jeunes, toute chose qui aurait provoqué dit-on l’exode des jeunes vers les villes.
Vivement que le Rapport de l’étude d’impact environnementale et sociale produit par la CNEE attire l’attention des autorités de la place pour non seulement la préservation de la biodiversité, mais aussi pour l’observance des principes de droits de l’homme des riverains du bassin du fleuve Koukoutamba de Tougué.
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com