Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle vient de briser net une tendance qui s’était installée dans de nombreux établissements scolaires de la capitale. Par une lettre signée par l’Inspecteur régional de l’Éducation, Thiapato Barry, l’Inspection régionale de l’Éducation de Conakry demande officiellement aux Directeurs communaux de l’Éducation d’interdire toute organisation de fêtes de couleurs, de journées sans sac et d’autres manifestations similaires jugées éloignées du cadre pédagogique.
Dans ce courrier daté du 19 mai 2026, l’autorité académique déplore la multiplication, ces derniers temps, d’activités présentées comme « culturelles » mais qui, selon elle, s’écartent des objectifs de l’école guinéenne et risquent de transformer les classes en verger de divertissements au détriment de l’apprentissage. Il est clairement indiqué que les fêtes de couleurs, où les élèves se lancent de la poudre colorée, et les journées sans sac, où les classes se vident de manuels et de cahiers, doivent désormais être interdites dans tous les établissements relevant des différentes communes de Conakry.
La lettre invite les Directeurs communaux de l’Éducation à prendre « toutes les dispositions nécessaires » pour faire appliquer la mesure, en rappelant que seules les activités directement encadrées par le projet éducatif et les programmes ministériels doivent être autorisées.
L’inspecteur régional met en avant le « sens élevé de responsabilité » des directeurs, dans l’espoir de voir cette décision respectée à la lettre, sans contestation ni débordement.
Cette décision suscite déjà des réactions contrastées. Si certains enseignants saluent une réaffirmation du sérieux scolaire et une limitation des risques de désordre, d’autres s’inquiètent de la perte de moments de convivialité et de souplesse qui, selon eux, contribuaient à alléger le climat dans les établissements. Les parents, quant à eux, se divisent entre ceux qui approuvent le retour à une discipline plus stricte et ceux qui craignent une rigidification excessive de la vie scolaire.
En interdisant formellement les fêtes de couleurs et les journées sans sac, les autorités éducatives de Conakry envoient un message clair : l’école guinéenne doit rester d’abord un lieu d’études et de formation, et non un espace de divertissement non encadré. La suite du débat devrait se jouer sur le terrain, avec le contrôle effectif des établissements et la réaction des acteurs de l’école, des enseignants jusqu’aux élèves.
Ci-dessous, le communiqué :
A-Tchol pour Billetdujour.com






































