L’Union des Forces du Changement (UFC) a marqué, ce lundi, la commune de Matam d’un grand meeting de proximité à Bonfi-Port, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 31 mai 2026. Entouré des militants venus des différents quartiers de la commune, le parti a fait valoir un message de cohésion sociale, de développement économique local et d’amélioration des services essentiels.

Unité et progrès pour Matam

Sous les acclamations d’une foule nombreuse et enthousiaste, les responsables de l’UFC ont plaidé pour l’unité, la cohésion sociale et un progrès durable pour la population de Matam. Selon les organisateurs, le parti propose une vision claire :

Restructurer et renforcer les services d’éducation et de santé à l’échelle locale.

Moderniser les infrastructures (routes, éclairage, assainissement, accès à l’eau).

Développer une économie locale créatrice d’emplois pour les jeunes et les femmes.

Face à cette foule montée des quartiers de la circonscription administrative de la commune, l’UFC a lancé un appel clair : « Faisons le choix du progrès et de l’unité pour Matam. » Les militants ont, eux, transformé la place en véritable festin de proximité, brandissant des effigies du candidat, scandant des slogans et martelant leur confiance dans le projet présenté par le parti.

Abdoulaye Sylla : « Nous ne sommes pas des démagogues »

Dans son intervention, Abdoulaye Sylla, candidat à la mairie de la commune de Matam a rappelé le pivot du message de l’UFC : la fidélité aux populations et la lutte contre la démagogie, corruption.

« C’est le même message, on va leur demander de voter pour nous, ils n’ont qu’à voter au niveau de la mairie pour moi, au niveau de la législature, de voter pour Naby Moussa Laye Sylla. Franchement, je pense qu’ils ne vont pas le regretter, et on ne va pas les trahir. On n’est pas là pour l’égoïsme, parce qu’il y a d’autres qui viennent pour se faire voir », a-t-il affirmé avec force.

Critiquant certains acteurs politiques, il a ajouté : « Vous savez, ce sont des gens qui font des bruits, il y a trop de démagogues dans ce pays. » Il a salué le président Mamadi Doumbouya, rappelant que ce dernier a accordé aux communes une subvention sans équivalent pour la première fois dans l’histoire de notre pays, malheureusement trop souvent mal utilisée.

« Aucun gouvernement ne l’a fait, depuis que moi je me suis connu, c’est ce qu’il a fait. Mais les subventions données aux mairies n’ont pas servi à la population, alors que lui, l’objectif c’était que ça serve à la population. Aujourd’hui, 10% de ces subventions ont été détournées pour d’autres faits. Il n’a qu’à nous essayer aussi, et il verra la différence. Nous, nous ne sommes pas des démagogues », a-t-il insisté sous les applaudissements.

Le candidat à l’élection législative uninominale, Naby Moussa Laye Sylla, a également pris la parole devant la foule à Bonfi. Il s’est présenté comme un député de proximité, profondément ancré dans les réalités locales.

« Je leur dirais que je serai un député proche des populations, un député qui connaît leurs problèmes, un député qui est prêt à se donner les mains avec le maire pour construire Matam. Un député de proximité. J’en suis sûr que Matam aura un changement. Avec l’équipe, nous allons faire mieux que les autres », a-t-il déclaré, suscitant des cris d’encouragement et des chants de soutien.

Puis de rassurer : « Pour le vote, déjà c’est fini, c’est clos. Matam a déjà fait son choix. Nous leur dirons de garder le courage et la confiance. La confiance qu’ils ont déroulée du début de cette campagne jusqu’à aujourd’hui, nous allons mériter cette confiance. Nous allons leur apporter ce que les autres n’ont pas fait », a conclu Naby Moussa Laye Sylla.

Un meeting pour sceller la confiance

Le meeting de Bonfi-Port s’est ainsi transformé en un moment de rassemblement, de promesses et de renouvellement de la confiance entre le candidat de l’UFC et la population de Matam. Les militants repartent avec un slogan clair : unir les forces pour le progrès, cultiver la cohésion sociale et choisir un avenir durable pour Matam.

Les regards sont désormais tournés vers le scrutin du 31 mai.

A-Tchol pour Billetdujour.com