Notre reporter a eu vent de cette information, ce samedi 8 novembre 2025, à l’occasion d’un point de presse organisé dans un réceptif hôtelier de la place par le leader du Bloc pour l’alternance de la Guinée (BAG), Abdoulaye Sadiou Barry.  

D’entrée de jeu, le politique a souligné qu’ils se sont engagés résolument à ne rien boycotter comme échéance électorale.

“Il est du devoir de chaque Guinéen de se battre politiquement pour pouvoir obtenir une certaine stabilité en Guinée qui nous protège de la situation d’instabilité générale que nous connaissons dans la sous-région. Mais pour chaque lutte, on a des limites”, a laissé entendre, le présidentdu BAG, Abdoulaye Sadiou Barry.

Selon lui, le processus électoral souffrirait de quelques entorses. “Une semaine seulement après la promulgation de la Constitution, le Conseil national de transition a dit avoir fait un code électoral. Et qu’est-ce qu’on a constaté ? Ce code électoral est truffé de contradictions et de conflits avec la Constitution. Quand un texte parle de 40 ans pour être candidat à la présidentielle, un autre parle de 44 ans. Avec ce genre de dysfonctionnement, posez-vous la question… une semaine après vous écrivez un texte censé être complémentaire du premier…. Nous sommes convaincus que nos conseillers nationaux n’ont pas écrit le code électoral, ils ont copié le texte. Ces failles ont été dénoncées. Nous nous rappelons que Dr Faya Milimono est allé jusqu’à saisir la Cour suprême.”

Dans la même veine, Abdoulaye Sadiou Barry de parler de la mise en place de l’Organe technique indépendant qui devrait selon la Constitution être installé: “Si la loi dit qu’il faut mettre en place un organe technique indépendant, au moins on devrait s’efforcer à convoquer la classe politique pour en discuter. Mais non, c’est ignoré carrément cela. Toutes les échéances décidées ont été faites unilatéralement. Les partis politiques n’ont pas été associés à ces décisions.”

Concernant le sujet qui a été à l’ordre du jour, le leader du BAG, est revenu sur l’aventure qu’ils ont enregistré à la Banque centrale de la République de Guinée pour le dépôt de la caution de la participation de la présidentielle du 28 décembre 2025: “Hier vendredi, nous sommes allés, à la Banque centrale pour déposer notre caution. Mais nous sommes allés sans le savoir qu’ils n’acceptent pas l’argent en devises. Il fallait donner en francs guinéens. Et pour résoudre ce problème, nous avions contacté une agence qui fait les échanges. Et ils sont venus, comme ils sont en ville. Mais ceux qui amènent les devises, ont pris du retard dans la circulation. Finalement, la BCRG a fermé à 16h30”, a-t-il expliqué.

À l’en croire, pour tenter de franchir ledit obstacle: “Je me suis rendu à la Cour suprême hier (vendredi, ndlr), pour avoir un ordre de la Cour suprême pour que la BCRG puisse accepter la caution. Mais si ceux qui décident font partie de nos concurrents, les choses deviennent  un peu pénible”, a regretté le président du BAG.

Au regard de toute cette mésaventure, le bureau politique national du BAG a décidé de se retirer de la course de la consultation électorale de 2025: “Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de nous retirer de la course…. Nous le déplorons, nous sommes une formation qui a des meilleures relations, qui peuvent aider la Guinée. Mais nous sommes impuissants. Nous avons espéré au moins, même si les gens pensent que le jeu est déjà fait, ce qui est très mauvais pour une nation, c’est de se résigner, capituler, démissionner.”

A-Tchol pour Billetdujour.com