Le contrôle et le traçage des armes légères devient de plus en plus un casse-tête pour les États, même les plus avancées. En République de Guinée, à en croire les experts en la matière, l’absence d’un cadre de Politique nationale de contrôle des armes légères et de petits calibres a davantage exacerbé la situation. Ainsi, pour pallier cet état de fait, des personnes ressources venues différents niveau de l’appareil administratif ont planché du mercredi 16 au jeudi 17 juillet 2025 à Conakry, afin de pouvoir doter le pays une Politique nationale de contrôle des armes légères et de petits calibres.
« Au terme de deux jours d’intenses travaux, je voudrais, au nom de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, exprimer ma gratitude à chacun de vous pour la disponibilité, la participation active et la richesse des échanges.
Votre présence à cet atelier national de validation du projet de la Politique nationale de contrôle des armes, témoigne de votre engagement collectif à faire de la Guinée, un État résolument tourné vers la paix durable, la sécurité humaine et la gouvernance responsable des armes », a introduit
le Général 2ème Section, Bambo Fofana, Président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres.
Puis de poursuivre: « Les discussions au cours de l’atelier ont permis de revisiter en profondeur le contenu du projet de document, d’évaluer les forces, d’identifier les faiblesses, et surtout d’enrichir substantiellement les orientations stratégiques proposées. »
Le Général de la 2ème Section de rappeler que la prolifération incontrôlée des armes demeure un défi majeur pour la sécurité nationale, régionale. « Elle constitue un terreau fertile pour les conflits armés, les violences intercommunautaires, le banditisme transfrontalier et la criminalité organisée. C’est pourquoi, la République de Guinée a fait le choix courageux de s’inscrire pleinement dans le cadre juridique régional et international de contrôle des armes », a-t-il précisé.
Avant de faire remarquer que ledit projet de Politique nationale de contrôle des armes constitue une vision stratégique essentielle: « un levier d’action cohérent, qui guidera à la fois les interventions étatiques, les initiatives communautaires et l’appui des partenaires. Toutefois, faut-il affirmer que le travail ne fait que commencer car, le document finalisé devra être validé par le Gouvernement et faire l’objet d’une appropriation collective à travers une diffusion large. Le processus devra se poursuivre par la mise en place des mécanismes institutionnels de coordination et la mobilisation durable des ressources pour la mise en œuvre de la Politique nationale de contrôle des armes », a déclaré le Général Bambo Fofana.
Koumba Madeleine Millimono, Conseillère juridique au ministère du Commerce, industries, des petites et moyennes entreprises de souligner de son côté, sa satisfaction par rapport à la tenue desdites échanges: « parce que, qui dit contrôle des armes, dit quiétude sociale. Et donc, cette Politique nationale sur la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes est un élément important pour la sécurité dans notre pays. Elle permettra à notre État d’avoir un cadre législatif qui pourrait nous permettre de contrôler, de tracer toutes les armes qui rentrent dans notre pays et cela pourrait réduire drastiquement le risque de prolifération des armes et ses conséquences. »
Pour sa part, le Conseiller juridique au ministère de l’Environnement et du développement durable, Cyrille Aboly d’indiquer ceci : « c’est un sentiment de satisfaction dans la mesure où, la Guinée va désormais s’inscrire dans la dynamique de contrôler les armes à travers une Politique nationale de contrôle des armes, puisque vous n’êtes pas sans avoir qu’il est important pour nous, que nous puissions se doter de cette politique pour s’aligner sur les objectifs des partenaires techniques, mais également sur des objectifs de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) en terme de circulation illicite et de contrôle des armes. Donc aujourd’hui, en procédant à la validation de la Politique nationale sur le contrôle des armes, la Guinée manifeste sa volonté de réduire drastiquement, sinon éliminer toute circulation illicite des armes. Ceci, au bénéfique non seulement des pays limitrophes de la Guinée mais également au profit de la population toute entière. Vous savez bien que moi, que la circulation des armes légères constitue un danger récurrent pour les populations, la Guinée en général », a-t-il précisé.
À son tour, Saa Norbert Léno de rendre public le message des participants en ces termes: « Durant ces deux jours de travail intense, nous avons eu l’opportunité d’échanger, de partager nos expériences et nos expertises, dans un esprit de collaboration et de responsabilité collective. Nos discussions, souvent animées mais toujours constructives, témoignent de l’importance que nous accordons tous à la réussite de cette Politique nationale, qui constitue une étape cruciale pour la stabilité et le développement de notre pays. Nous tenons à remercier sincèrement les organisateurs avec à leur tête, le Général Bambo Fofana, Président de la COMNAT ALPC pour son leadership, la qualité de l’accueil, la rigueur dans l’organisation, et les conditions optimales mises en place pour favoriser des échanges fructueux. Nos remerciements vont également aux autorités à tous les niveaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour leur appui constant et leur engagement en faveur de cette initiative », a-t-il laissé entendre.
Selon Léno ledit atelier les a permis de consolider un document stratégique important: « qui, nous en sommes convaincus, aura un impact significatif sur les populations, surtout les plus vulnérables. Nous repartons avec un sentiment d’accomplissement, mais également avec le devoir de continuer à porter cette politique sur le terrain, à travers sa mise en œuvre effective et inclusive.
Enfin, je souhaite que cet esprit de collaboration qui nous a animés durant ces travaux continue de guider nos actions futures. Ensemble, nous avons validé une politique, mais c’est ensemble que nous devrons la faire vivre », a conclu le porte-parole des participants.
Richard Tamoné pour Billetdujour.com














































