Le Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO (REPSFECO) a tenu son Assemblée Générale Ordinaire ce jeudi 7 août 2025 dans un espace hôtelier de Conakry. Cette rencontre a réuni les membres du réseau, des représentants institutionnels et des partenaires engagés pour la paix et les droits des femmes en Afrique de l’Ouest.
Dans son discours d’ouverture, Hadja Mariama Kaba, membre fondatrice du REPSFECO, a salué la présence des participantes en ces termes :  « Au nom des membres du REPSFECO, c’est un honneur pour moi de vous souhaiter la bienvenue ce matin et un agréable séjour pendant ces deux jours de travaux. Nous vous remercions d’avoir tout laissé, malgré vos calendriers chargés. Concernant les travaux, nous sollicitons toute votre attention, car cela fait 15 ans que le Réseau existe. Aujourd’hui, nous allons présenter le programme réalisé par le bureau sortant, ainsi que le nouveau plan d’action.»

Prenant la parole à son tour, la Présidente sortante, Mme Dorcas Nèma Dione, a rappelé que le REPSFECO est une ONG née de la volonté du Centre de la CEDEAO pour le développement du Genre, avec le soutien des cellules nationales et des ministères en charge des femmes des 15 pays membres de l’espace CEDEAO. Elle a souligné que les conflits en Afrique de l’Ouest ont causé de graves violations des droits humains, des destructions massives et des entraves à la libre circulation des personnes et leurs biens.
Face à ces crises, le CCDG a constaté que les femmes et les enfants sont les plus touchés, mais que les femmes jouent un rôle essentiel dans le maintien de la paix. C’est ainsi qu’a été créé le REPSFECO, avec une forte implication de la Guinée, grâce à l’expérience du REFMAP. Mme Dione a rappelé que le processus de mise en place du réseau a duré plus de deux ans, soutenu notamment par Mme Fatoumata Traoré et M. Alpha Diallo.
Depuis plus de dix ans, le REPSFECO œuvre pour l’instauration d’une culture de paix et la lutte contre les violations des droits des femmes et des filles. Parmi les actions menées :
– Des formations sur la justice transitionnelle
– La vulgarisation de la Résolution 1325, avec l’appui d’OSIWA
– Des plaidoyers majeurs en 2013, 2015 et 2020 pour la reprise du dialogue en Guinée
– La participation au mécanisme Action Citoyenne pour la Transition (ACT)
Le représentant du Centre Ouest Africain pour la Politique Publique, M. Abdourahamane Diallo, a salué les acquis du bureau sortant :  « C’est l’occasion pour moi de féliciter l’équipe sortante pour ses acquis, et de souhaiter plein succès à la nouvelle équipe qui prendra fonction à l’issue de cette session. » Il a également souligné les enjeux sécuritaires dans la sous-région, notamment au Mali, au Niger, au Burkina Faso, et aux frontières du Togo et du Bénin, en rappelant que les femmes sont les plus touchées par les conflits.
Au nom de la Ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, Mme Fatoumata Traoré, Directrice Nationale de la Promotion Féminine et du Genre, a félicité le bureau sortant :« Depuis sa création, le REPSFECO s’est imposé comme un acteur incontournable de la consolidation de la paix, de la prévention des conflits et de la promotion de la participation des femmes aux processus de gouvernance, de médiation et de reconstruction post-crise. »
Concernant le nouveau bureau, elle a précisé :  « Il apportera son appui à la mise en œuvre effective du Plan d’Action National de la Résolution 1325, au plaidoyer pour une meilleure prise en compte des droits des femmes dans les politiques publiques, ainsi qu’au renforcement des capacités des médiatrices communautaires et des défenseurs des droits humains. »
Elle a conclu en appelant à l’unité : « Ce nouveau bureau devra s’appuyer sur sa capacité à ne laisser personne de côté, à travailler dans un esprit d’unité, de solidarité et de transparence. Que ce renouvellement soit l’occasion d’un nouveau départ, à travers un engagement collectif renforcé. »
L’Assemblée Générale du REPSFECO 2025 marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation des femmes pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest.
Richard Tamoné pour Billetdujour.com