Le volley-ball guinéen s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire. Ce samedi 28 mars 2026, les travaux du congrès électif de la Fédération Guinéenne de Volley-ball ont débuté dans un hôtel de Conakry. Durant deux jours, les délégués statutaires et les représentants des clubs examineront les rapports d’activité et financier, proposeront des ajustements aux statuts et éliront un nouveau bureau exécutif. La cérémonie d’ouverture, présidée par El Hadj Ben Daouda Nassoko, président du Comité National Olympique et Sportif Guinéen, a rassemblé les huit ligues régionales, dix-sept clubs affiliés, des anciens de la fédération ainsi que de nombreux passionnés.

Dans son allocution, Mamady Kobelé Kéita, vice-président de la fédération, a rappelé l’engagement pris auprès de la Fédération Internationale de Volley-ball d’organiser régulièrement des assemblées générales et des élections. Il s’est félicité de la mobilisation des acteurs et du soutien des institutions sportives nationales. Pour lui, après des années de difficultés, le volley-ball guinéen est en pleine renaissance et doit désormais s’imposer sur la scène africaine et internationale. Il a insisté sur la nécessité de moderniser les textes, de renforcer les liens avec la Zone 2 et la Confédération africaine, et surtout de favoriser la pratique du volley-ball dans toutes les régions du pays.

De son côté, El Hadj Ben Daouda Nassoko a salué la présence des anciens et des jeunes, symboles de continuité et d’avenir. Il a rappelé les divisions qui ont fragilisé la fédération par le passé, avant de se réjouir de voir aujourd’hui une équipe unie par la passion du sport. Selon lui, ce congrès doit permettre d’adopter des textes clairs et conformes aux lois nationales et aux règlements internationaux, afin d’assurer une gouvernance harmonieuse et efficace. Il a encouragé les membres à préserver cette unité pour redonner au volley-ball guinéen sa place sur le continent.

Ce rendez-vous intervient dans un contexte marqué par des crises internes et l’absence de compétitions régulières. Les participants espèrent que ces assises permettront de tourner définitivement la page des divisions et de poser les bases d’une réforme durable, capable de moderniser la gouvernance et de renforcer l’implication des ligues régionales. L’enjeu est crucial pour une discipline qui aspire à retrouver son éclat et à s’affirmer de nouveau sur la scène africaine.

  

Mobaillo Diallo