Une navette de patrouille transportant sept personnes, dont son commandant, a été victime, mercredi, d’un violent incendie en pleine mer, causant la mort plus tard de deux marins, dont le commandant de bord.

Selon les informations recueillies, les survivants ont passé 13 heures à la dérive en mer (de 1 h du matin à 14 h), après l’incendie de leur embarcation.

L’équipe était composée d’inspecteurs, tous en service au Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP), ainsi que de marins.

« C’est une opération ordinaire que nous réalisons souvent en mer contre des bateaux pirates. Cette fois, c’est à Boffa que nous avons pris la navette, parce que la nôtre était en panne. Nous avions plus d’un millier de litres de carburant à bord : la navette à elle seule consomme 700 litres, et le reste était stocké à bord. Quand l’explosion s’est produite, on se serait cru en pleine apocalypse. Mais Dieu nous a évité le pire. Nous sommes restés longtemps dans l’eau, en train de nager. Nous nous appelions et nous faisions des signes. Parmi nous, il y en avait un qui était apparemment malade. Nous avons été obligés de le tirer avec nous dans l’eau. C’est ainsi que nous avons tenu jusqu’à ce qu’un bateau de miniers nous porte secours. Mais il est décédé quelque temps après », a relaté l’un des rescapés, victime de graves brûlures.

Après avoir reçu les premiers soins à Boffa, les rescapés de l’explosion ont été transférés à Conakry, où ils poursuivent leur prise en charge dans une clinique de Matam.

Dans la soirée du jeudi, ils ont reçu la visite du directeur général du Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP), Guillaume Hawing, accompagné de cadres de sa structure, venus s’enquérir de leur état de santé.

Aux dernières nouvelles, aucune communication officielle n’a encore été faite par la direction générale, ni aucune enquête annoncée autour de ce grave accident, qui devrait pourtant être élucidé afin de déterminer les causes exactes de l’incendie.

Backtumba pour Billetdujour.com