Paiements dès le 13 avril et lancement des outils numériques. La Maison de la presse a vibré ce vendredi sous les annonces explosives du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA). Co-animée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, et le directeur général du BGDA, Moussa Fofana, la conférence de presse a dévoilé une manne financière de 13 636 341 196 GNF collectés pour les créateurs. Au menu : modalités de paiement des redevances, lancement officiel du site web et des applications mobiles du BGDA, et une gouvernance promise à la transparence.
Sous l’impulsion de la direction générale, ces fonds proviennent d’une mobilisation exemplaire auprès des opérateurs.
La répartition ? Précise et impressionnante :
1,13 milliard GNF des redevances téléphoniques (tonalités d’attente) ;
523 millions GNF pour la communication au public ;
404 millions GNF au titre de l’exécution publique ;
15,64 millions GNF pour les scènes occasionnelles ;
2,4 millions GNF des médias privés ;
Et le reste issu de la sonorisation mobile.
Un calendrier de paiements implacable dès 2026
Les autorités ont balisé la route : « Le processus s’ouvre le 13 avril avec les droits de radiotélévision, suivis des fonds internationaux et de la copie privée. La répartition se poursuivra jusqu’en décembre, catégorie par catégorie », a martelé Moussa Fofana.
Finie l’opacité : chaque cycle donnera lieu à un compte-rendu public, avec des critères stricts basés sur l’exploitation réelle des œuvres.
Le ministre Sylla a tonné : « Ces fonds appartiennent aux artistes et créateurs. Nous justifions chaque monnaie, pour une équité totale. »
Un gage de confiance pour un secteur culturel trop souvent lésé.
Outils numériques et offensive internationale.
Coup d’accélérateur numérique avec le lancement du site web et des apps du BGDA, facilitant déclarations et paiements en un clic. Et l’horizon s’élargit : une mission officielle file bientôt en France pour récupérer les droits du catalogue Silyphone, boostant les royalties internationales et protégeant le patrimoine musical guinéen.
Les artistes présents, galvanisés, saluent une ère nouvelle. Le BGDA passe à la vitesse supérieure : paiements massifs, transparence et digitalisation. La culture guinéenne reprend son dû.
A-Tchol pour Billetdujour.com


































