Une vive tension a éclaté vendredi 26 juin au siège de l’Office guinéen de publicité (OGP), entraînant le limogeage des deux commis de l’État présents au sein de l’institution. L’altercation a opposé le directeur général, Aladji Cellou, à son adjoint, Jean‑Marie Coumbassa, et a rapidement pris une tournure administrative et politique.

Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, la dispute a débuté en matinée au cours d’un échange sur la gestion d’un marché public. Les voix se sont enflammées, puis l’échange est devenu physique, obligeant la sécurité interne à intervenir pour séparer les protagonistes. Les sources indiquent qu’aucune blessure grave n’a été signalée, mais l’incident a profondément choqué le personnel et interrompu les activités habituelles de l’office.

Le gouvernement, informé de la situation, a réagi dans la journée en ordonnant la suspension immédiate des deux commis de l’État rattachés à l’OGP. Dans un communiqué succinct rendu public samedi, la présidence a indiqué avoir décidé « de procéder au rappel provisoire » des agents afin de permettre « l’ouverture d’une enquête administrative et disciplinaire ». Le communiqué précise que cette mesure vise à « protéger l’intégrité des institutions publiques et garantir la transparence des procédures de gestion ».

Du côté de l’OGP, la direction a confirmé l’altercation sans fournir de détails sur les causes profondes du conflit. Le directeur général, Aladji Cellou, a, par le biais d’un porte‑parole, regretté l’incident et assuré que la structure coopérerait pleinement avec les autorités pour faire la lumière sur les faits. Me Jean‑Marie Coumbassa n’a pas encore fait de déclaration publique au moment de la publication de cet article.

Les syndicats de l’OGP et plusieurs observateurs du secteur public appellent à une enquête rapide et transparente pour éviter toute instrumentalisation politique et rétablir un climat de travail apaisé. Ils demandent également des mesures de prévention pour gérer les conflits internes et renforcer la gouvernance au sein des établissements publics.

L’enquête administrative est attendue dans les prochains jours ; ses conclusions détermineront si des poursuites disciplinaires ou pénales seront engagées contre les personnes impliquées.

A-Tchol pour Billetdujour.com