Au Mali, Sékou Allaye Bolly, l’homme d’affaires devenu intermédiaire entre l’État et les groupes armés voit son influence vaciller à Bamako.
Dans une vidéo diffusée le 3 octobre, Sekou Bolly est monté soudainement dans les aigus lorsqu’il s’en est pris, sans le citer nommément, à celui que beaucoup ont identifié comme étant le général Ismaël Wagué, ministre chargé de la Réconciliation.
« Tu n’es pas plus Malien que nous ! Tu n’aimes pas le Mali plus que nous ! » a-t-il lancé en bambara, avant d’ajouter : « j’ai combattu les jihadistes ici et aujourd’hui je suis obligé d’abandonner les nombreuses maisons que j’ai à Bamako pour dormir dans un camp militaire pour ma sécurité ».
Comment expliquer cette soudaine montée de tensions entre les deux hommes pourtant réputés proches ? Selon la source précédemment citée, une « affaire personnelle » entre Bolly et une autre membre du cabinet aurait mis le feu aux poudres.
Derrière ces querelles de cabinet se cachent des rivalités entre généraux, ainsi qu’une féroce bataille pour le contrôle de l’organisation peule Tabital Pulaaku.
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