Ce jeudi 18 juin 2026, l’Afrobarometer a lancé officiellement en Guinée son atelier régional 2026 dédié au renforcement des capacités des professionnels des médias. Vingt-deux participants venus de neuf pays de l’Afrique subsaharienne francophone ont réuni pendant deux jours pour apprendre à analyser, interpréter et diffuser les données d’opinion publique issues des enquêtes de l’Afrobarometer.
L’objectif est clair : promouvoir un journalisme basé sur les données fiables afin de donner une voix aux citoyens africains dans l’élaboration des politiques publiques. « Les médias jouent un rôle irremplaçable dans la transformation des données en informations accessibles, compréhensibles et utiles aux citoyens », a souligné Dr Aliou Barry, Directeur général de Stat View International, partenaire national de l’Afrobarometer en Guinée.
Hassana Diallo, chargée de communication d’Afrobarometer pour l’Afrique francophone, a insisté sur l’importance de la liberté d’expression, « espace de base pour les sociétés saines ».
Cette formation de deux jours permettra aux journalistes d’échanger leurs expériences nationales et de poser un maximum de questions pour mieux maîtriser l’interprétation des données sensibles de l’Afrobarometer.
Souheila Piroddi, formatrice en renforcement des capacités à l’Afrobarometer, a expliqué que l’atelier vise à permettre aux journalistes de « tirer une information d’Afrobarometer et de la partager avec le public sans incompréhension ».
Elle a souligné que cet atelier est le troisième à être organisé en Afrique francophone, après ceux de Côte d’Ivoire, du Maroc et de la Mauritanie.
Dr Barry a rappelé que depuis plus de 25 ans, l’Afrobarometer produit des données indépendantes et rigoureuses sur la démocratie, la gouvernance, la confiance dans les institutions et les conditions économiques. Son réseau couvre aujourd’hui 42 pays, et ses données n’ont « jamais souffert d’une quelconque contestation ».
L’atelier s’inscrit dans un programme plus large de quatre ateliers complémentaires en Guinée : le premier a réuni la société civile, le deuxième concerne les journalistes (celui-ci), le troisième sera consacré aux universitaires et chercheurs, et le quatrième réunira les auditeurs et cadres du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.
Pour sa part, Son Excellence l’Ambassadeur du Japon en Guinée, partenaire technique et financier, a été remercié pour son soutien constant aux initiatives visant à renforcer les capacités humaines et institutionnelles en Afrique. Dr Barry a conclu en souhaitant « d’excellents travaux, des échanges constructifs, ainsi qu’un agréable séjour » aux participants, rappelant que la finalité de la démarche est simple : « faire en sorte que les données deviennent un véritable outil au service des citoyens, du développement et de la démocratie ».
La cérémonie d’ouverture, bien que prévue pour être présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah (dont le représentant n’était pas présent), a été officiellement déclarée ouverte par Dr Barry, marquant le début de ces deux jours de formation.
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com





































