L’Afrobarometer, en collaboration avec Stat View International Guinée, a lancé officiellement à Conakry un atelier régional visant à outiller les acteurs de presse sur l’analyse et la diffusion des données d’opinion publique au service de la bonne gouvernance. Ladite cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Japon en Guinée.
Pendant deux jours, 22 journalistes participants venus de plusieurs pays de l’Afrique au sud du Sahara se familiariseront avec des données statistiques. Suhaylah Peeraullee, une des facilitatrices de l’atelier, a expliqué que cette formation a pour but d’aider les acteurs des médias à analyser et interpréter les données d’opinion publique. « L’objectif est de permettre aux participants de mieux comprendre ces données afin de donner une voix aux citoyens africains dans l’élaboration des politiques publiques et la prise de décisions. À travers cet atelier, nous voulons également promouvoir une culture du journalisme fondé sur les données », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Aliou Barry, Directeur général de Stat View International et représentant d’Afrobarometer en Guinée, a salué l’engagement constant des autorités de la place en faveur de la collecte et de l’exploitation des données d’opinion publique en Guinée.
Barry a souligné que la mission d’Afrobarometer ne se limite pas qu’à produire seulement des données, mais consiste également à faire en sorte que ces données soient comprises, utilisées et transformées en connaissances utiles par les différents acteurs de la société. « Cet atelier régional constitue une formidable opportunité de renforcer les liens entre professionnels des médias de plusieurs pays francophones d’Afrique. Nous souhaitons que ces journées soient un espace d’apprentissage, de partage d’expériences et de coopération, mais également un cadre permettant de bâtir une communauté de journalistes davantage engagés dans un journalisme fondé sur les preuves », a-t-il souligné.
À rappeler que quatre ateliers complémentaires sont organisés en Guinée afin de promouvoir l’utilisation des données dans la gouvernance et le développement. Ils ciblent respectivement les organisations de la société civile, les journalistes et médias africains, les universitaires et chercheurs guinéens, ainsi que les inspecteurs, auditeurs et cadres du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. L’objectif est de renforcer, dit-on l’exploitation des données au service de la participation citoyenne, de l’information du public, de la recherche scientifique et de l’amélioration des politiques publiques.
Depuis plus de 25 ans, l’Afrobarometer produit des données indépendantes et rigoureuses sur les grandes préoccupations des citoyens africains : démocratie, gouvernance, confiance dans les institutions, accès aux services publics, conditions économiques et aspirations des populations. Son réseau couvre aujourd’hui 42 pays, et ses données n’ont jamais souffert d’une quelconque contestation, a-t-on appris. Les données permettent de dépasser les perceptions individuelles pour mieux comprendre les réalités collectives, identifier les attentes des populations et contribuer à des décisions publiques davantage adaptées aux besoins des citoyens.
En Guinée, Stat View International, partenaire national d’Afrobarometer, est honoré de contribuer à cette mission. La conviction est simple : une décision efficace commence toujours par une bonne compréhension de la réalité humaine et sociale. La finalité de la démarche est claire : faire en sorte que les données deviennent un véritable outil au service des citoyens, du développement et de la démocratie.
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com





































