Le Directeur Général du quotidien national Horoya, Ibrahima Koné a bien voulu, nous accorder un entretien sur la consultation référendaire du projet de la nouvelle Constitution. Lisez:
Billetdujour.com: Vous venez de prendre part à la mobilisation initiée par le département de la Communication et de l’information. Peut-on avoir vos impressions là-dessus?
Ibrahima Koné: Écoutez, merci pour cette question. Mes impressions sont bonnes.
Et quand vous regardez, depuis un certain temps, tout le peuple de Guinée se mobilise autour de l’idéal commun que nous partageons tous. C’est le vote de notre nouvelle Constitution, le 21 septembre 2025. A cet effet, tout le monde voit l’engouement que cela suscite.
Les Guinéens de partout, du nord, du sud, du centre et de l’ouest sont mobilisés pour la République de Guinée. C’est le même engouement chez les Guinéens vivants à l’étranger. Comme on le dit, cette nouvelle Constitution, on voudrait que nous nous retrouvions dedans.
On voudrait que nous le ressentions. On ne voudrait plus que ce soit des Constitutions qu’on a connu par le passé où on venait juste voter. Cette fois-ci, la Guinée a participé à l’élaboration, on a demandé l’avis des Guinéens, on a posé des questions aux Guinéens et on a pris en compte l’inspiration du peuple de Guinée.
Et quand vous regardez les 190 articles, vous avez beaucoup de choses qui intéressent le peuple de Guinée. La santé, l’éducation, la protection de la liberté d’expression….
Voilà entre autres des dispositions de la nouvelle Constitution. A partir de maintenant, le soin des Guinéens est une obligation pour l’État. A partir de maintenant, la scolarisation des jeunes de 7 ans à 17 ans est une obligation.
Même 30% des quotas pour les femmes, pour la jeune féminine, ce sont des choses qu’on nous disait mais qui n’étaient pas inscrites dans notre Constitution. Et comme on nous disait tantôt la dernière fois, c’est pour la première fois au monde que la santé universelle soit inscrite dans une Constitution à travers le monde. C’est une première.
Voilà pourquoi nous autres, partisans du Oui, nous encourageons tout le monde, d’abord de se lever comme un seul homme, aller chercher les cartes d’électeur. Puisque sans carte d’électeur, vous ne pouvez pas voter. Et si vous n’arrivez pas à mettre votre bulletin de vote ce jour dans l’urne, c’est comme si vous n’avez rien fait.
C’est-à-dire qu’on s’est fatigué, on a fait tout ce qu’il s’écrit tantôt pour rien. Alors première activité, allez chercher votre carte d’électeurs. Comme, je l’ai déjà fait.
Et après ce dimanche, soyez là dans la discipline, dans la cohésion, dans la paix pour voter oui. En le faisant, vous avez fait acte citoyen, un acte positif et un acte qui fera changer la vie.
Et quand le Oui va remporter, c’est une nouvelle Guinée qui commence. Je crois que c’est la 6ème République qui va commencer. Et sur ce, je souhaite que chacun de nous puisse être acteur de ce changement.
À cet effet, avez-vous un message particulier à l’endroit du personnel de votre institution qu’est le quotidien national Horoya ?
Écoutez, c’est toujours les remercier, de les dire de continuer à travailler. Comme on l’a fait durant des années: communiquer sur les acquis de l’État, sensibiliser la population, dire à nos compatriotes que la Guinée est un pays qui commence à amorcer son développement et que cela se fait dans la paix, dans la quiétude, dans l’entente, surtout l’entente cordiale entre les filles et les fils de ce pays.
Et sur ce, il faut prôner la paix, la quiétude sociale. Le jour de vote, allez-y voter calmement et rentrez chez vous, dans le calme le plus absolu. Et quand le oui va remporter, même en célébrant notre victoire, faisons-le de façon très modeste.
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com





































