Aux dires du chef de département de la santé et de l’hygiène publique, Mamadou Pèthè Diallo une étude a permis de ressortir que les produits coûtent chers en Guinée que dans d’autres pays de la sous-région. 

Pour pallier cet état de fait, le ministère a mis ses services en marche, afin de pouvoir respecter ce que la loi a prévu dans ce cadre.

Et dans ce sens, a-t-il dit, plusieurs choses sont entamées afin de rationaliser les prix du médicament: « En un premier lieu, nous avons approvisionné toutes les structures de santé. Aux pharmaciens, nous leur avons donnés l’autorisation d’améliorer la disponibilité des médicaments, d’aller à la pharmacie centrale de Guinée, acheter les médicaments au même prix. »

Puis de poursuivre: « Ensuite de faire une petite marge et de vendre les produits aux mêmes prix partout dans le pays », a-t-il ajouté.

Pour lui, toutes ces mesures rentrent dans le cadre de pouvoir disponibiliser. « Dans ce pays, il existe une loi qui fixe le prix des produits sur la base du prix de réception des produits au port de Conakry, prix d’importation, taxes de douane qui sont imposées sur les produits, les transports ensuite la vente des officines et la marge de vente des officines qui sont dans les pharmacies. Est-ce que c’est respecté ? Non ! Mais, nous essayons de faire respecter la loi. Et cela va renter en vigueur à partir du 1er janvier 2023 », a précisé le ministre de la santé et de l’hygiène publique.

Dans la même veine de renchérir que la fermeture des points de vente non agréés répond à une logique d’assainissement du marché des médicaments. « Cet effort n’est pas fait pour s’opposer aux business ou aux gagne-pains de certains Guinéens. C’est simplement de créer des conditions pour que la vente du médicament devienne une activité des professionnels », a-t-il conclu.

A-Tchol pour Billetdujour.com

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