Le correspondant de RFI Serge Daniel annonce la disparition, le 1er juin, de Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse guinéen : Le Lynx–La Lance. Journaliste emblématique et défenseur infatigable de la liberté d’expression en Guinée, Diallo, mort au Canada, laisse derrière lui un héritage profond pour le paysage médiatique guinéen.

C’est avec une profonde émotion que la communauté journalistique guinéenne et les observateurs de la presse en Afrique ont appris la mort de Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Le Lynx–La Lance. La nouvelle, relayée le 1er juin par le correspondant de RFI Serge Daniel, précise que Diallo est décédé au Canada.

Figure tutélaire du journalisme guinéen, Souleymane Diallo est considéré comme l’un des pionniers de la liberté de la presse en Guinée. À la fois éditorialiste, fondateur de titres et mentor pour plusieurs générations de reporters, il a marqué la vie publique par ses enquêtes, ses prises de position et son engagement pour un journalisme indépendant. Le Lynx–La Lance, sous sa direction, s’est imposé comme une voix satirique et critique, souvent aux avant-postes des débats politiques et sociaux.

En 2022, lors d’un hommage organisé à Conakry, Serge Daniel partageait l’affection et le respect de la profession envers Diallo. La photographie de cet instant, qui montre les deux hommes côte à côte, témoigne de la reconnaissance internationale portée à son parcours.

Dans son message, Serge Daniel écrit sobrement : « Je suis triste! J’apprends ce 1/6/ la mort au Canada de Souleymane Diallo… Il est le pionnier de la liberté de la presse en Guinée. » Ces quelques mots résument l’impact symbolique de la disparition.

Les réactions se multiplient à Conakry et dans la diaspora. Collègues, anciens collaborateurs et lecteurs saluent la mémoire d’un journaliste qui a su allier courage, humour et exigence professionnelle.

Pour beaucoup, Diallo a contribué à forger un espace public où l’information critique pouvait s’exprimer malgré les contraintes politiques et les pressions parfois intenses.

Au-delà de son rôle de patron de presse, Souleymane Diallo a aussi été un formateur informel. Nombre de jeunes journalistes guinéens évoquent encore ses conseils sur la rigueur, la vérification des faits et l’indépendance éditoriale. Son décès ouvre une page de deuil mais aussi d’introspection sur l’avenir des médias indépendants en Guinée.

Les obsèques et les éventuelles commémorations en Guinée seront sans doute annoncées par sa famille ou le groupe Le Lynx–La Lance dans les prochains jours.

En attendant, la presse guinéenne pleure l’un de ses fers de lance. Le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Souleymane Diallo reste sans doute le maintien d’un journalisme libre, exigeant et courageux, à l’image de celui qu’il a incarné toute sa vie.

A-Tchol pour Billetdujour.com