Le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn, siégé exceptionnellement dans l’enceinte de la Cour d’appel de Conakry, a clôturé lundi 29 juin 2026 la phase des réquisitions et des plaidoiries dans le dossier visant le colonel Bienvenu Lamah, poursuivi dans le second volet des massacres du 28 septembre 2009.

Au terme des débats, le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé la date du prononcé au 27 juillet 2026. La séance, fortement attendue par les parties civiles et les familles des victimes, s’est déroulée dans une atmosphère tendue mais empreinte de solennité, les avocats ayant présenté des arguments contradictoires sur la responsabilité pénale de l’accusé.

Les réquisitions du ministère public ont demandé que la lumière soit faite sur le rôle attribué au colonel Lamah dans les événements meurtriers du 28 septembre, évoquant des éléments de preuve et des témoignages recueillis au fil de l’instruction.

Du côté de la défense, les avocats ont contesté la portée des charges retenues et plaidé l’insuffisance des preuves directes impliquant leur client, appelant à l’acquittement ou, à défaut, à une appréciation stricte des faits.

Plusieurs parties civiles ont pris la parole pour réclamer justice et réparation, rappelant la gravité des exactions revendiquées lors des manifestations de 2009 et l’impact durable sur les familles des victimes. La présence d’observateurs et de représentants d’associations de défense des droits humains a souligné l’importance symbolique et judiciaire de cette seconde phase du procès.

Si la date du 27 juillet 2026 marque la fin de cette étape judiciaire, les observateurs estiment que le jugement pourrait avoir des répercussions politiques et sociales importantes, compte tenu de la sensibilité de l’affaire et de son poids dans la mémoire nationale.

Les avocats des parties ont indiqué qu’ils pourraient, selon le sens du prononcé, faire appel de la décision.

Le tribunal a rappelé les règles de sécurité et d’accès pour la prochaine audience, invitant les personnes concernées à se conformer aux directives. D’ici là, la société civile et les familles des victimes restent mobilisées, attendant que la justice apporte des réponses claires et définitives sur l’un des épisodes les plus meurtriers de l’histoire récente du pays.

A-Tchol pour Billetdujour.com