Les démocrates ont remporté le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre, selon les projections des grands médias américains. Une défaite majeure pour Donald Trump, dont le second mandat subit désormais un contre-pouvoir législatif démocrate.

Ces midterms étaient largement perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump, l’économie, le pouvoir d’achat et la conduite de sa politique. Les électeurs ont répondu en infligeant aux républicains une déroute qui dépasse les scénarios annoncés par les sondages.

Les démocrates ont conquis la majorité dans les deux chambres du Congrès, un résultat qui leur permettra, à partir de janvier, de bloquer une partie de l’agenda législatif du président, de contrôler les nominations et de lancer des enquêtes sur son administration.

À la Chambre des représentants, les démocrates ont franchi le seuil des 218 sièges nécessaires pour prendre la majorité. Les projections leur attribuent au moins 225 sièges, contre 160 pour les républicains, avec encore plusieurs résultats en cours de dépouillement.

Le parti de Trump perd ainsi la chambre basse, alors qu’il n’avait besoin de céder que trois sièges pour en perdre le contrôle. Les démocrates ont notamment renversé des circonscriptions initialement favorables aux républicains, malgré les redécoupages électoraux menés par le camp présidentiel.

La surprise majeure vient du Sénat : les démocrates ont retourné sept sièges, dont plusieurs dans des États historiquement républicains, pour atteindre 54 sièges contre 44 aux républicains selon les projections de CNN.

Cette victoire est particulièrement symbolique car le Sénat était considéré comme la chambre la plus difficile à conquérir pour les démocrates, avec des courses décisives dans des États remportés par Trump en 2024.

Trump face à un Congrès hostile
Donald Trump a félicité les démocrates pour leurs victoires, tout en rejetant l’idée que ce scrutin constituait un référendum sur sa présidence. Mais le résultat lui retire concrètement le levier législatif dont disposaient les républicains depuis le début de son second mandat.

Pour les deux dernières années de son mandat, le président devra négocier avec un Congrès démocrate, sur le budget, les nominations, l’immigration, l’économie et sa politique étrangère. Une configuration qui ouvre une période de forte confrontation institutionnelle à Washington.

Transcription Billetdujour.com