Badra Cheickna Koné, sûr de son ascension, pensait que la mairie de Matam lui était acquise. Tête de liste de la GMD, il avait mobilisé les citoyens, soutenu la candidature de Mamadi Doumbouya qui avait pourtant promis de ne pas se présenter et affiché une confiance sans faille. Mais la politique, souvent cruelle, lui a rappelé ses réalités , il n’a eu que ses yeux pour pleurer.
Ce jeudi, l’installation du conseil communal et l’élection de l’exécutif se sont déroulées dans un climat tendu. Plusieurs conseillers de la GMD et de la coalition « Matam Ma Commune » ont choisi de se retirer, espérant fragiliser le processus. Pourtant, le vote s’est poursuivi sous la supervision du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Deux candidatures restaient en lice : celle de Badra Koné et celle d’Alseny Marco Camara.
Le verdict fut sans appel : avec 26 voix sur 41, Alseny Marco Camara s’est imposé, reléguant son rival à une défaite amère. Ce résultat illustre l’écart entre la confiance affichée par Badra Koné et la réalité politique locale. Celui qui croyait incarner l’avenir de Matam se retrouve désormais hors-jeu, victime de ses propres calculs et d’une stratégie mal maîtrisée.
Badra Koné, lui, incarne désormais l’exemple d’un homme politique qui a cru trop vite à sa victoire. Ha, la politique : elle ne pardonne pas les erreurs de calcul.
Binta Wann





































