Le défenseur sénégalais des droits humains Alioune Tine a vivement dénoncé la montée de la haine et des violences visant des Africains étrangers en Afrique du Sud, qu’il considère comme un paradoxe douloureux pour le pays de Nelson Mandela.

Dans sa réaction, il rappelle qu’en 2001 Durban avait accueilli la Conférence mondiale contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, et estime qu’une forme d’amnésie collective semble aujourd’hui s’installer face aux dérives observées.

Alioune Tine souligne que l’Afrique du Sud, haut lieu historique de la lutte contre l’apartheid, ne saurait devenir un espace de banalisation de la xénophobie ni de stigmatisation des étrangers africains, souvent érigés en boucs émissaires en période de crise.

Le militant appelle les dirigeants africains à briser le silence face à ce qu’il décrit comme une extrême droitisation de la vie politique sud-africaine. Il invite également le président sud-africain à réagir avec davantage de fermeté contre ces dérapages, qui ternissent l’image d’un pays longtemps présenté comme un symbole de résistance, de réconciliation et d’espoir pour le continent.

A-Tchol pour Billetdujour.com