Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a lancé, ce mardi, un atelier national de vulgarisation du Plan national de mise en œuvre actualisé de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP). La rencontre, organisée par la Direction nationale des pollutions, nuisances et changements climatiques, vise à permettre aux différents acteurs de mieux s’approprier ce document stratégique, présenté comme un outil clé dans la lutte contre les substances chimiques dangereuses en Guinée.
Selon le Dr Halima Tendetta Diallo, coordonnatrice du Projet d’actualisation du plan, cette étape marque l’aboutissement d’un long processus engagé depuis plusieurs années. « Les enjeux de rencontre ce matin, c’est pour vulgariser le plan national de mise en œuvre actualisé », a-t-elle expliqué. « Depuis près de trois ans, on est en train de travailler sur ce processus, donc on est à l’aboutissement. »
Elle a précisé que le document, validé en janvier dernier, doit désormais être largement partagé afin que toutes les parties prenantes puissent l’intégrer dans leurs actions. « C’est notre document stratégique », a-t-elle insisté, ajoutant que le plan permettra d’identifier des projets prioritaires et de faciliter leur financement auprès des partenaires.
Pour elle, la maîtrise des POP est devenue une urgence sanitaire et environnementale. « Ce sont des substances chimiques très, très dangereuses, capables de se déplacer à des milliers de kilomètres et de persister plus de dix ans dans l’environnement », a-t-elle rappelé.
Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Moustapha Le Grand Sylla, a souligné l’engagement de la Guinée à respecter ses obligations internationales. « La République de Guinée affirme l’importance d’une gestion rigoureuse afin de réduire les menaces que représentent ces substances et leurs déchets pour son effort national de développement durable », a-t-il déclaré.
Il a également rappelé que l’importation, l’utilisation et l’élimination des POPs figurent désormais parmi les priorités nationales.
Le responsable a insisté sur la portée concrète du document actualisé. « Ce document stratégique nous permettra de renforcer notre cadre législatif, d’inventorier et d’éliminer les stocks de déchets de POPs, et de protéger les populations vulnérables », a-t-il dit.
Selon lui, la réussite du processus dépendra de l’implication du secteur privé, de la société civile, du monde académique et des communautés locales.
Le représentant de la ministère a enfin salué l’appui technique et financier de plusieurs partenaires, notamment le Secrétariat de la Convention de Stockholm, le Fonds pour l’Environnement mondial, le PNUE, le Centre régional des conventions de Bâle et de Stockholm, ainsi que la Plate-forme de connaissances sur la croissance verte.
Le Grand Sylla de lancer les activités dudit atelier en ces termes : « Je déclare ouvert ce présent atelier »
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com







































