Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a annoncé hier l’interdiction du repos biologique pour la pêche industrielle, une mesure qui bouleverse le calendrier des armements et relance le débat sur la préservation des ressources halieutiques.
Selon le communiqué officiel, l’interdiction vise à garantir l’approvisionnement national et à prévenir les pertes économiques liées à une baisse de l’activité commerciale.
La décision, prise en concertation avec les services techniques, suspend temporairement la période de repos biologique, traditionnellement consacrée à la régénération des stocks pour les flottes industrielles opérant dans les zones économiques exclusives. Le ministère invoque des données récentes montrant « une stabilité des captures » et souligne la nécessité de répondre à la demande locale et régionale en produits de la mer.
Les organisations professionnelles de la pêche industrielle ont accueilli l’annonce avec soulagement, affirmant que le repos biologique imposait déjà des pressions financières sur les entreprises, notamment en période de hausse du coût des intrants et du carburant. « Cette mesure nous permet de maintenir les emplois et les chaînes d’approvisionnement », déclare un représentant du secteur, appelant toutefois à des compensations et à un suivi scientifique rapproché.
Les ONG environnementales et certains scientifiques réagissent avec inquiétude. Pour eux, la suppression d’une pause biologique, même temporaire, risque d’affaiblir la résilience des stocks et d’accélérer la surpêche. « Le repos biologique est un outil de gestion éprouvé. Le retirer sans garanties scientifiques à long terme est préoccupant », alerte une biologiste marine d’un institut de recherche régional.
Le ministère assure qu’un suivi écologique renforcé sera mis en place, incluant des campagnes de surveillance et des mesures adaptatives si les indicateurs de stocks se détériorent. Il promet également des consultations régulières avec les parties prenantes pour évaluer l’impact socio-économique.
À court terme, l’interdiction devrait soutenir l’activité des ports et le marché local. À moyen et long terme, son efficacité dépendra de la transparence des données scientifiques, de la capacité de contrôle et de la mise en œuvre de mesures complémentaires pour assurer la durabilité des pêcheries.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































