À l’occasion du 68ᵉ anniversaire des Forces armées guinéennes célébré ce 1er novembre 2026, le directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), Ansoumane Toumany Camara, a mis en lumière le parcours de l’institution militaire depuis sa création, ainsi que les transformations engagées ces dernières années pour l’adapter aux défis contemporains.
Selon lui, cette date revêt une portée historique majeure pour la Guinée. Un mois seulement après la proclamation de l’indépendance du pays, le 2 octobre 1958, la création des Forces armées guinéennes, le 1er novembre de la même année, a constitué une étape décisive dans l’affirmation de la souveraineté nationale. Pour les nouvelles autorités de l’époque, il était indispensable de disposer d’une force capable d’assurer la protection du territoire, la défense des institutions et la préservation de l’intégrité nationale.
Le directeur de la DIRPA rappelle que les premiers militaires guinéens ont fait le choix de renoncer aux avantages liés au système colonial afin de servir sous le drapeau national. Cet engagement, selon lui, a permis de consolider les bases de l’État naissant et de garantir un soutien indéfectible aux autorités nouvellement installées. Dès lors, l’armée est devenue un acteur central dans la construction de la nation.
Au-delà de sa mission régalienne, l’institution militaire a également contribué à de nombreux chantiers de développement. Des infrastructures routières aux initiatives en faveur de l’autosuffisance alimentaire, les Forces armées ont participé à plusieurs programmes destinés à soutenir l’économie nationale et à améliorer les conditions de vie des populations.
Ansoumane Toumany Camara estime que l’histoire de l’armée guinéenne est intimement liée à celle du pays. Depuis 1958, elle a traversé différentes périodes politiques tout en jouant un rôle déterminant dans la préservation de la stabilité nationale. Les différents épisodes ayant conduit à des interventions militaires dans la gestion de l’État sont présentés par lui comme des moments où l’institution est intervenue pour répondre à des situations de crise et éviter l’effondrement des structures nationales.
Le responsable de la communication des Armées souligne également l’importante contribution de la Guinée aux luttes de libération sur le continent africain. Il souligne que des soldats guinéens ont participé à plusieurs missions à travers l’Afrique, apportant leur soutien à des peuples engagés dans la conquête de leur indépendance ou confrontés à des conflits menaçant la paix et la stabilité.
De la Guinée-Bissau au Liberia, en passant par la Sierra Leone, le Mozambique, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, le Congo ou encore le Bénin, l’armée guinéenne a pris part à des opérations qui ont contribué à la restauration de l’ordre et à l’accompagnement de mouvements de libération. Certains militaires guinéens y ont d’ailleurs laissé leur vie, témoignant de l’engagement du pays en faveur de la solidarité africaine.
Pour M. Camara, cet héritage forge encore aujourd’hui l’identité des Forces armées guinéennes. Il soutient que la vision portée par les autorités de la Première République considérait la liberté de la Guinée comme indissociable de celle de l’ensemble du continent africain. Cette orientation a conduit le pays à soutenir activement les mouvements de libération et les initiatives de paix dans plusieurs États africains.
À l’heure où les menaces sécuritaires évoluent et deviennent de plus en plus complexes, le directeur de la DIRPA assure que les Forces armées poursuivent leur modernisation à travers des réformes touchant à la formation des personnels, à l’acquisition de nouveaux équipements, à la sécurisation des frontières, à l’intégration des nouvelles technologies et au renforcement du respect des droits humains. Une dynamique qui, selon lui, vise à bâtir une armée professionnelle, républicaine et davantage rapprochée des citoyens, afin de répondre efficacement aux défis sécuritaires du présent et de l’avenir.
Binta Wann





































